Peur de l’abandon : explications et thérapies


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Les origines de ce mal-être


Le plus généralement quelqu’un qui souffre de ce mal-être va craindre d’être abandonnée par une autre personne, mais cela peut être aussi un groupe d’amis, une entreprise, une institution…etc.

Il existe un lien étroit entre la peur de l’abandon et la dépendance affective et amoureuse : en effet, cette peur est l’un des symptômes les plus caractéristiques de la personnalité dépendante affective.

Le plus fréquemment, on constate un rapport avec l’enfance (particulièrement la petite enfance) et parfois un traumatisme associé. Il se peut même que celui-ci semble « anodin » si on parvient à le détecter : on pense la plupart du temps, à tort, à des parents violents ou à une enfance chaotique, ce n’est pas nécessairement le cas pour que l’inconscient soit marqué par un évènement.

Lorsque ce mal-être trouve son origine à l’adolescence ou à l’âge adulte, il s’agit le plus souvent des thématiques suivantes : une rupture, un licenciement, le fait d’être dénigré ou marginalisé au sein de sa famille, un deuil, expérience parfois vécue comme un abandon (notion spirituelle), etc.

Lorsque la personne noue une nouvelle relation (amicale, amoureuse, professionnelle…), elle ne va pas pouvoir s’empêcher d’anticiper un éventuel abandon futur, même s’il n’y pas aucune raison tangible pour cela. Elle va agir, se comporter et être sans cesse tracassée comme si un schéma passé allait se répéter inévitablement.

Il arrive parfois qu’une dépression vienne se greffer à ce trouble et si c’est déjà le cas ou si j’ai un doute sur le sujet, j’incite fortement mes patients à consulter un médecin psychiatre.


Les propositions thérapeutiques


-En hypnose :


Ø Si ce sentiment semble durer depuis toujours et que le patient ne sait pas vraiment pourquoi il en souffre, le thérapeute pourra utiliser la méthode de la Re-modélisation d’Histoire de Vie (RHV). Il s’agit, en quelque sorte, de « rembobiner » la vie de la personne : de façon métaphorique, on va l’inviter à remonter dans le temps afin d’aller trouver un ou plusieurs souvenirs. Une fois l’expérience à l’origine du mal-être retrouvée, on va suggérer, sous hypnose, que la personne qu’elle est aujourd’hui aille rassurer et soutenir celle qu’elle était à l’époque. Un suivi en psychanalyse peut éventuellement être suggéré en parallèle de l’hypnothérapie.


Ø Si le patient a observé un déclenchement de ce comportement, de ce mal-être à partir d’un moment précis dans sa vie, on pourra appliquer la technique du « Transfert d’Etat de Ressources » afin d’aller trouver les ressources et les « compétences » nécessaires dans le passé pour les faire resurgir dans le présent et le futur. Si on veut illustrer cela de façon métaphorique, on peut dire que c’est comme si on réanimait des cendres pour en faire un feu. Il faut cependant être attentif, parfois le patient peut se tromper sur l’origine (l’élément déclencheur) de son mal-être : c’est pourquoi, sur ce sujet, je tiens à prendre le temps avec eux afin d’être certain de bien cibler la source de ce tracas.


-En psychanalyse : on amorcera ici un travail sur du plus long terme qui pourra aussi être combiné avec l’hypnose.


La peur de l’abandon est un mal-être qui doit être pris au sérieux, les causes peuvent être multiples et complexes. Si l’hypnose reste une thérapie dite « brève » (entre 3 et 5 séances en moyenne avec ma pratique), il n’est pas rare que je suive mes patients au-delà des 5 séances pour ce trouble. Je travaille toujours avec un suivi et un accompagnement personnalisé, je reste disponible, dans la mesure du possible, entre les séances pour être à votre écoute en cas de « passage à vide » (SMS ou téléphone) ou simplement pour répondre aux éventuelles questions.


Gauthier Fara

Maître-Praticien en hypnose ericksonienne

Praticien en psychanalyse