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Claustrophobie : comment se libérer de la peur des espaces clos

  • 22 août 2022
  • 4 min de lecture

Dernière mise à jour : 2 mai


personne en crise de claustrophobie dans un ascenseur espace clos angoisse

Cette peur ne se limite pas à une situation précise. Elle peut s’installer progressivement jusqu’à influencer les choix du quotidien, éviter certains lieux ou anticiper des situations pourtant banales. Lorsqu’elle prend de l’ampleur, elle peut générer une véritable perte de contrôle.


Qu’est-ce que la claustrophobie ?


Vous êtes déjà resté bloqué dans un ascenseur, un métro ou dans une pièce sans fenêtre avec une montée d’angoisse incontrôlable ? Sensation d’étouffer, cœur qui s’emballe, besoin urgent de sortir…

La claustrophobie peut vite devenir envahissante au quotidien. Pourtant, il existe des solutions concrètes pour s’en libérer durablement. Il semblerait qu’environ 5% de la population endure ce trouble considéré comme un trouble anxieux dans la dernière édition du DSM, c’est-à-dire le manuel américain de référence en psychiatrie utilisé généralement pour les diagnostiques par les médecins. Pour une définition plus détaillée, vous pouvez consulter cette ressource : https://fr.wikipedia.org/wiki/DSM-5


Quels sont les symptômes ?


Selon les personnes et l’endroit concerné, les « symptômes » de la claustrophobie peuvent être : une accélération du rythme cardiaque, une transpiration excessive, des tremblements, des maux de ventre (diarrhée)…etc. Il n’est pas rare également de vivre une sensation d’oppression ou encore le sentiment de manquer d’air. Globalement, il s’agit d’une anxiété intense qui peut aller jusqu’à la crise de panique ou d'angoisse.


Pourquoi la claustrophobie se met en place ?


Cette peur peut apparaître progressivement ou à la suite d’un évènement marquant comme une sensation d’enfermement vécue comme traumatisante. Avec le temps, le cerveau associe certains lieux (ascenseurs, métro, pièce fermée) à un danger, même en l’absence de véritable risque.

Il existe très souvent un lien entre la phobie sociale, l’agoraphobie (peur des lieux publics) et la claustrophobie : même si, fort heureusement, il est possible de ne pas souffrir des trois troubles.


Pourquoi l’évitement renforce la claustrophobie


A court terme, éviter soulage.

Mais à long terme, cela renforce la peur et élargit progressivement les situations évitées.

Concernant la notion de phobie, en règle générale, il est important de savoir qu’il s’agit bien plus qu’une simple peur mais d’une peur excessive et potentiellement handicapante. Le patient peut, assez fréquemment, se mettre en danger pour y échapper : par exemple, un individu installé en terrasse d’un restaurant qui va se mettre à courir en apercevant une guêpe et va être percuté par une voiture sur la route…

La personne va avoir tendance naturellement à éviter les situations angoissantes, mais cela ne permettra pas de résoudre son problème (cela peut même parfois le renforcer !).

Les phobies peuvent concerner tout le monde même si l’on constate statistiquement qu’il y a un peu plus de femmes qui souffrent d’un trouble phobique.

A propos des causes, elles peuvent être multiples et difficiles à déceler ! On peut citer : un traumatisme, un facteur génétique ou divers troubles déjà installés…etc.

NB : Il n’est pas obligatoire d’identifier la cause pour régler le problème pour l’hypnothérapeute.


Les erreurs fréquentes qui entretiennent la claustrophobie


Certaines réactions, pourtant naturelles, entretiennent la claustrophobie sans qu’on s’en rende compte :

·         Fuir dès les premiers signes d’angoisse : empêche le corps d’apprendre que la peur redescend naturellement.

·         Chercher à tout contrôler (sorties, respiration, environnement) : maintient l’idée d’un danger réel.

·         Se focaliser sur ses sensations (souffle, cœur, étouffement) : amplifie l’anxiété.

·         Entretenir des pensées catastrophiques : « je vais étouffer », « je vais perdre le contrôle ».

Bonne nouvelle : il est possible de sortir progressivement de ce cercle.


Quelles solutions pour sortir durablement de la claustrophobie ?


Il n’est pas nécessaire d’attendre que la situation devienne insupportable pour consulter. Plus la prise en charge est précoce, plus l’évolution est rapide.


Les traitements médicamenteux : une aide ponctuelle


Il existe, bien entendu, la possibilité d’un traitement à base de médicaments anxiolytiques, souvent de type benzodiazépine qui sont prescrits dans les cas les plus critiques et quand le quotidien devient ingérable. Cependant, ces traitements présentent un fort risque de dépendance et une durée de prescription limitée : c’est pourquoi, il est vraiment encouragé de trouver une alternative thérapeutique sur le long-terme.


Les thérapies efficaces : TCC, EMDR et accompagnement psychologique


Les TCC (Thérapie Cognitive et Comportementale) peuvent, en complément de l’hypnose, par exemple, aider une personne qui souffre de claustrophobie (avec un psychologue ou psychothérapeute expérimenté sur le sujet). Parfois l’EMDR est également une solution mais cela peut ne pas convenir à tout le monde car cela expose le patient directement à la phobie ce qui peut être désagréable.


personne anxieuse dans un métro avec quelques passagers illustrant la claustrophobie

L’hypnose : agir sur les mécanismes inconscients de la peur


Cette approche est particulièrement adaptée aux phobies car elle agit directement sur les automatismes émotionnels.

La désactivation d’ancre : cette méthode en hypnothérapie consiste à remplacer la croyance irrationnelle** (qu’on va faire un malaise, étouffer…etc.) par des « croyances aidantes » (par exemple, que le lieu clos ou exigu est comme un cocon très agréable au sein duquel on se sent bien).

**Attention : « irrationnelle » ne signifie pas « absurde », « fantasme » ou encore le fait que l’individu soit fou !

L’hypnose permet de modifier la perception automatique du danger souvent à l’origine de la réaction de panique.

L’auto-ancrage : il s’agit de faire vivre, sous hypnose, un état très agréable et d’évoquer ensuite (en douceur) la claustrophobie, tout en y associant un geste simple : comme coller le pouce et l’index de la main de son choix. Ainsi à chaque fois que la personne se trouvera dans un endroit auparavant angoissant et à l’origine d’un sentiment voire d’une crise de claustrophobie, elle pourra refaire ce geste et se sentir apaisée.


Peut-on réellement dépasser une claustrophobie ?


Dépasser une claustrophobie ne consiste pas à se forcer mais à modifier progressivement la manière dont le corps et l’esprit réagissent à certaines situations. Avec un travail adapté, des lieux autrefois anxiogènes peuvent perdre leur charge émotionnelle et redevenir supportables.

La claustrophobie peut être impressionnante mais elle n’est pas une fatalité. Avec les bons outils, il est possible de retrouver progressivement un sentiment de sécurité et de liberté.

Au sein de notre cabinet d'hypnose à Paris, nous avons l'habitude de recevoir des personnes victimes de ce type de souffrances. Si vous souhaitez avancer concrètement sur cette difficulté, vous pouvez prendre RDV directement en ligne ou me contacter pour en discuter.  


Gauthier Fara

Maître-Praticien en hypnose ericksonienne

Praticien en psychanalyse

 
 
 

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