L’addiction chez les adolescents


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Les produits concernés et ce qui motive leur consommation


Nous abordons ici les addictions à des substances psychoactives, légales ou illégales, mais il est important de savoir qu’il existe également ce qu’on appelle des addictions comportementales (ex : jeux vidéo, les jeux d’argent, la sexualité compulsive…etc.).


Tout d’abord, il est important de rappeler que la consommation d’un produit ne signifie pas qu’une personne en est dépendante ou va le devenir !

On peut dire qu’il y a une forme de « chronologie » théorique (c’est-à-dire, pas systématique !) selon laquelle un jeune, en fonction de son âge*, pourrait être confronté à ces produits :


-La cigarette : c’est très souvent la première substance psychoactive à laquelle un jeune peut être confronté, parfois au début du collège (11/13 ans)


-L’alcool : l’âge moyen de la première consommation l’alcool diminue de plus en plus. Une initiation de la consommation d’alcool à l’adolescence va entrainer une prévalence de la dépendance à l’âge adulte (13/15 ans)


-Le cannabis et le protoxyde d’azote aussi appelé « gaz hilarant » est devenu un effet de mode ces derniers mois chez les adolescents et les très jeunes adultes, ce n’est pas illégal car c’est ce qu’on trouve dans les bombes à crème chantilly. Le phénomène prend de l’ampleur, il ne se passe pas un weekend sans qu’une personne finissent aux urgences après en avoir inhalé. (13/15 ans)


-Les Nouvelles Drogues de Synthèse (NDS) : elles sont moins chères que les drogues dures « classiques » mais en imitent les effets comme la 3MMC (à l’origine utilisé comme une drogue de « chemsex » c’est-à-dire des relations sexuelles sous drogues, c’est maintenant la « cocaïne du pauvre »). Les médicaments anxiolytiques et somnifères peuvent être consommés et parfois avec un usage détourné et abusif. (14/16 ans)


-Les drogues dites « dures » traditionnelles comme la cocaïne, la MDMA, l’ecstasy ou « Tazz » (MDMA sous forme de comprimé), la kétamine. (16/18 ans)


Parmi les drogues, je ne cite pas le crack (dérivé de la cocaïne, qui touche principalement les populations pauvres, immigrées et sans abris), l’héroïne et la méthamphétamine sont vraiment marginales chez les jeunes.


NB : il existe des différences notables entres les sexes, par exemple, les filles ont tendance (plus que les garçons) à prendre des médicaments contre le stress et les insomnies.


La primo-consommation est souvent une expérimentation pour faire comme les amis (attention : si votre adolescent a un ami qui fume des cigarettes cela ne fait pas forcément de lui quelqu’un d’infréquentable). Il existe plusieurs raisons :


-Cela peut être dans le but de provoquer ses parents ;

-Pour chercher à anesthésier un mal-être lié à une situation familiale tendue, une phobie scolaire ou encore une rupture amoureuse.


NB : Tous ces éléments peuvent, dans de très rares cas, entraîner une dépression (maladie qui commence à être reconnue par le monde médical chez les jeunes).


*Je renseigne des tranches d’âge qui n’ont aucune source en particulier, je me base sur plusieurs écrits et conférences de médecins psychiatres addictologues récentes.


Les parents, leur rôle : comment réagir ?


Le plus important est le dialogue avec votre enfant, facile à dire, mais pas facile à faire, c’est un incontournable et c’est à instaurer dès le plus jeune âge, pas seulement pour évoquer des sujets « délicats » (sexualité, drogue…) car, dans l’idéal, il ne devrait pas y avoir de sujet délicat ou tabou qui devrait être gênant à évoquer mais bien souvent la réalité est différente. Par ailleurs, attention à ne pas tomber dans le monologue, laissez votre enfant s’exprimer, quitte à laisser un silence dans la discussion.

Il n’y a aucun intérêt à adopter une attitude répressive seule mais, en règle générale, une combinaison entre :

-un minimum de fermeté sur une durée raisonnable si votre enfant a transgressé les règles** ;

-montrer de l’intérêt et de la bienveillance à son égard ;

-dans certains cas proposer une thérapie avec un professionnel qui sera son interlocuteur privé c’est-à-dire qui ne pourra répéter à ses parents que ce qui est convenu entre eux.


**Fixer des règles : il est nécessaire que votre enfant sache clairement ce qu’il peut faire ou non c’est-à-dire qu’il ne doit pas y avoir de règle implicite car toutes les familles fonctionnent différemment et c’est à vous de déterminer votre cadre, éventuellement en discutant avec votre enfant, en écoutant ses envies et ses besoins mais c’est, bien entendu, vous qui aurez le dernier mot.


Les thérapies et divers aides extérieures


Il est préférable que l’adolescent soit volontaire pour échanger avec un thérapeute (et éventuellement pour expérimenter l’hypnose). Un entretien motivationnel pour faire le point sur sa consommation avec un professionnel de santé qualifié peut être une bonne approche : ce rendez-vous, contrairement à ce que l’on pourrait penser, n’a pas pour seul objectif de déterminer la motivation du patient à arrêter sa consommation, il permet aussi de mettre en exergue les avantages et inconvénients du produit (une balance décisionnelle et le bénéfice/risque) et il n’est pas rare que de nombreux patients en ressortent surpris. Les CSAPA (Centres de Soins, d’Accompagnement et de Prévention en Addictologie) sont disponibles gratuitement un peu partout sur le territoire.


Au sein de notre cabinet d'hypnose et psychanalyse à Paris 16, nous recevrons votre adolescent et assurerons son suivi sur-mesure.


Gauthier Fara

Maître-Praticien en hypnose ericksonienne

Praticien en psychanalyse