Dry January : Comment le réussir sereinement ?


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Informations sur le concept du dry January


Le « dry January » (ou « janvier sans alcool » en français) est un défi de plus en plus à la mode. Il est comparable au mois sans tabac en novembre à la nuance près que l’objectif premier pour les fumeurs est l’arrêt total de la cigarette au terme de l’expérience tandis que pour l’alcool, il s’agit plutôt d’une période « test » que les français utilisent pour déceler une éventuelle addiction. En effet, s’il est prouvé pour le tabac qu’après un mois d’abstinence les chances d’arrêter de fumer sont multipliées par cinq*, en ce qui concerne l’alcool, la problématique est plus complexe car il y a une multitude de profils de consommateurs :

Parmi les non-alcoolodépendants :

-Ceux qui ne boivent pas au quotidien mais qui s’alcoolisent plus ou moins massivement lors d’une occasion particulière : cela concerne majoritairement les jeunes adultes c’est-à-dire la tranche d’âge majoritairement intéressée par le dry January. En effet, ce défi qui a fait son apparition en France que très récemment est largement déployé via les réseaux sociaux tels qu’Instagram où de jeunes influenceurs décrivent leur expérience.

-Ceux qui boivent quasi-quotidiennement mais dans la limite fixée par l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) : cela concerne plutôt les générations à partir de 30 ans. Parmi cette population, on peut supposer qu’il y aura éventuellement une minorité qui se prêtera au jeu du dry January, simplement pour constater les bénéfices sur la peau, sur le sommeil…etc. Il s’agit-là d’une approche « détox ».

Parmi les alcoolodépendants :

-Ceux qui ont déjà conscience d’avoir un problème d’alcool : parmi ces personnes, on peut supposer que certains vont se lancer dans une démarche d’abstinence avec le dry January. Cependant, il faut être extrêmement prudent, lorsque l’on consomme de grandes quantités d’alcool, tous les jours et depuis longtemps, le sevrage peut être violent et mettre la santé du patient en péril (c’est ce qu’on appelle le delirium tremens).

-Ceux qui n’ont pas conscience d’avoir un problème d’alcool : cette population est assez peu susceptible de participer au dry January à l’exception de ceux qui auront été poussé par des proches : soit dans l’idée du défi (ou un pari perdu), soit parce que l’entourage s’inquiète réellement.

* https://www.gouvernement.fr/arreter-de-fumer-avec-le-mois-sans-tabac


Exemples de solutions en hypnothérapie


-Pour une personne qui consomme de façon « routinière » (par exemple : une bière tous les midis et le soir un apéritif suivi de deux ou trois verres de vin à table), on pourra appliquer la méthode de la désactivation d’ancre : il s’agit de casser cette routine en la lui faisant visualiser dans un premier temps, sous hypnose, (de façon dissociée c’est-à-dire qu’elle observe son ancien comportement avec une vision extérieure) ensuite on va ancrer (de façon associée c’est-à-dire pleinement acteur de l’expérience) une nouvelle routine ou des suggestions plus bénéfiques pour sa santé.


-Pour les patients qui ne consomment que de façon ponctuelle (fête, anniversaire…etc.) mais en grandes quantités sans savoir s’arrêter, on pourra, sous hypnose, les mettre en situation, leur faire vivre « une soirée type » où ils ont l’habitude de boire excessivement mais faire des suggestions dans le but de modifier leur comportement et ainsi les détourner de l’alcool : il faudra pour cela trouver un comportement de substitution en amont qui serait pertinent pour la personne (en profiter pour discuter plus attentivement avec son entourage ou de nouvelles personnes, prendre l’initiative d’expérimenter des cocktails sans alcool…etc.).


Le dry January est un défi très intéressant car il peut permettre à certaines personnes de prendre conscience qu’elles rencontrent des difficultés à se passer d’alcool. Cependant, nous avons expliqué aussi en quoi cet arrêt brutal ne pouvait pas convenir à tout le monde, donc il est important de rester vigilant. Un thérapeute spécialisé sur les questions addictives saura vous accompagner dans cette démarche courageuse.


Le cabinet reste ouvert pendant toute la crise sanitaire aux horaires classiques.


Gauthier Fara

Maître-Praticien en hypnose ericksonienne

Praticien en psychanalyse

Certifié en « conduites addictives »