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Addiction au travail : les signaux d’alerte et les solutions pour s’en sortir

  • 26 juil. 2022
  • 4 min de lecture

Dernière mise à jour : 4 mai


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Il n’est pas toujours évident de faire la différence entre un investissement professionnel important et une véritable dépendance au travail. Pourtant, certains signaux, lorsqu’ils s’installent dans la durée, doivent alerter.


Quand doit-on s’inquiéter ?


Pour désigner cette addiction, le terme de Workaholisme est en train de devenir légion parmi les écrits et recherches en addictologie.

Actuellement, il existe un test de référence utilisé par les psychiatres pour déterminer le rapport d’une personne vis-à-vis de son travail : le test WART (Work Addiction Risk Test).

Il existe de nombreuses manifestations de cette addiction. Il n’est pas nécessaire de présenter l’ensemble des signes suivants pour être concerné. Pris isolément, ils peuvent sembler anodins mais c’est leur répétition et leur intensité dans le temps qui doivent attirer l’attention.

-Le fait d’être capable de déléguer ou non une tâche

-Être préoccupé ou stressé vis-à-vis du timing ou encore une perte de patience si les tâches ne s’effectuent pas assez rapidement

-Considérer le travail comme sacré : cela se manifeste, par exemple, comme le fait de devenir très irritable si l’on est dérangé

-Le fait d’avoir l’habitude de gérer plusieurs activités en cours

-La personne peut être amenée à prendre des engagements qui dépassent sa capacité de travail

-Le fait de ressentir de la culpabilité lorsqu’on ne travaille pas

-Être obsédé vis-à-vis des résultats (la concrétisation du travail effectué devient essentielle, sinon la personne se dévalorise à outrance)

-Donner une importance capitale au résultat final, peu importe la manière d’y arriver : « La fin justifie les moyens ».

-Travailler « la tête dans le guidon » : cela peut se manifester, par exemple, par le fait de poser plusieurs fois la même question alors qu’on a déjà eu la réponse : à ce niveau, on n’est plus un travailleur efficient et la personne passe à un stade avancé de l’addiction car on constate une perte de contrôle.

-Le fait d’être obsédé par les tâches à venir alors qu’on travaille sur quelque chose (au risque de brûler des étapes importantes afin d’aller plus vite) : le travail risque fortement d’être de mauvaise qualité.

-Le fait de continuer à travailler alors que les collègues ont terminé et ont quitté le lieu de travail

-Le fait de s’agacer si l’on considère que des collègues ou collaborateurs « ne sont pas au niveau » : ce comportement risque fortement de mettre en péril la cohésion de groupe en alimentant des tensions !

-Une personne qui souffre de workaholisme est susceptible de développer une colère dans une situation qui échappe à son contrôle

-S’imposer de façon compulsive des deadlines (limite de temps pour effectuer une tâche) peut être un des symptômes d’une addiction au travail

-Certaines personnes souffrant de cette dépendance disent qu’il leur est difficile de se détendre en l’absence de travail (pendant les vacances ou bien même le soir après avoir quitté le lieu d’activité)

-De même, ces individus s’arrangent souvent pour que le temps de travail soit largement supérieur au temps passé avec les proches et pour les loisirs : même s’il s’agit d’une démarche inconsciente (dans la grande majorité des cas, ils ne souhaitent pas consciemment délaisser leurs familles !)

-L’ultra-vigilance vis-à-vis de la moindre erreur même minime est également un symptôme habituel pouvant orienter vers un diagnostic d’une addiction au travail

-Le fait d’oublier certains évènements importants de la vie privée (anniversaires, cadeaux de Noël…etc.).

Dans ce contexte, une forme de saturation psychique peut apparaître avec une charge mentale devenue difficile à supporter au quotidien.

Dans ces situations, le travail n’est plus seulement une activité mais devient progressivement une nécessité difficile à contrôler.

A long terme, ce type de fonctionnement peut évoluer vers un épuisement professionnel, souvent appelé burn-out.


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Quand le travail devient un refuge


Dans certains cas, le travail ne sert plus uniquement à produire ou avancer mais devient un moyen de réguler son état intérieur. Il peut permettre d’éviter certaines pensées, de fuir l’ennui mais aussi de s’éloigner temporairement de difficultés personnelles ou familiales. Le travail prend alors une fonction de refuge qui peut renforcer progressivement la dépendance.


Comment retrouver un équilibre ?


Il ne s’agit pas d’arrêter de travailler mais de retrouver une relation plus souple et apaisée au travail.

Cela passe souvent par :

·         Une meilleure identification des moments de pression excessive

·         La réintroduction progressive de temps de repos sans culpabilité, ni honte

·         Un travail sur les mécanismes internes qui entretiennent cette dynamique

Retrouver un équilibre ne signifie pas moins s’investir mais apprendre à travailler autrement, sans s’épuiser. Cela permet progressivement de reprendre du recul et de redonner au travail une place plus juste dans sa vie.


Solutions thérapeutiques


Différentes approches peuvent permettre de sortir progressivement de ce fonctionnement. Les TCC (thérapies cognitives et comportementales) permettent notamment d’identifier les schémas qui entretiennent cette dépendance et de les modifier dans le temps.


Apaisement des mécanismes par l’hypnose


L’hypnose peut aider à apaiser cette dynamique en agissant sur les automatismes qui entretiennent la dépendance au travail. Concrètement, cela peut notamment passer par certaines techniques, parmi lesquelles :

-La désactivation d’ancre : Il s’agit, par cette méthode, de désactiver ce comportement, jugé problématique, pour adopter une nouvelle attitude plus positive et meilleure pour la personne en prenant en compte toute sa singularité.

-La THI : L’idée avec cette technique est de remplacer cette addiction par des plaisirs connus et que la personne souhaite retrouver

Si vous vous reconnaissez dans ces difficultés, un accompagnement peut vous aider à retrouver un équilibre plus apaisé. Je vous accompagne en consultation à Paris ou à distance selon vos besoins.En tant que professionnel de l’hypnose, j'ai fréquemment des patients qui présentent ce type de symptômes, nous définissons ensemble la meilleure stratégie thérapeutique pour chaque cas spécifique.


Gauthier Fara

Maître-Praticien en hypnose ericksonienne

Praticien en psychanalyse


 
 
 

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