Le diagnostic de la dépression en 2021


hypnose dépression

Les critères


La dépression est une maladie qui se diagnostique selon des critères précis, la référence actuelle est, le plus souvent, celle du DSM-V (dernière version du manuel de psychiatrie américain). Il faut avoir au moins cinq symptômes qui se manifestent parmi une liste de neuf dont on peut noter, par exemple, l’insomnie ou hypersomnie, la perte d’énergie et la fatigue quotidienne, la dévalorisation et/ou la culpabilité excessive ou encore une perte de poids. Ce diagnostic est celui valable pour l’épisode dépressif majeur et les symptômes doivent être observés quasiment tous les jours pendant au moins deux semaines. Dans le cas contraire, on parlera plutôt de déprime, c’est-à-dire un état passager. Néanmoins, cela n’empêche pas de rester vigilant si l’on se sent déprimé régulièrement et de consulter un professionnel, un thérapeute ou un médecin.

La particularité de la dépression est qu’elle peut se manifester via des symptômes antagonistes d’une personne à l’autre. Par exemple, chez certains, on va retenir une agitation psychomotrice et chez d’autres, au contraire, un ralentissement excessif. Mais c’est le plus souvent le second cas qui se manifeste.

Actuellement, en cette période de pandémie, les dépressions les plus courantes prennent souvent la forme d’une anxiété généralisée associée à d’autres symptômes. Un exemple de symptôme associé que l’on retrouve de plus en plus est la phobie sociale, elle se caractérise par la difficulté d’être exposé au regard des autres. Cela ne se produit pas forcément de façon explicite, dans certains cas, la simple présence dans le métro peut suffire à créer un mal-être profond.


Quelles sont les solutions pour en venir à bout ? Les solutions en thérapie via l’hypnose


Il y a, bien entendu, la possibilité médicamenteuse qui est souvent nécessaire mais d’autres alternatives comme l’hypnose peuvent sortir une personne d’une dépression : soit en monothérapie, soit combiné avec le traitement prescrit par le psychiatre.


-Transfert d’état de ressources (EDR) : cette méthode consiste à amener la personne à se rappeler un évènement particulièrement plaisant et agréable, plus ou moins récent. On va ensuite le sublimer afin de le transférer dans le présent et le futur. Il s’agit d’une méthode de première intention lorsque l’on ne connaît pas encore bien le patient, cependant, si cela se révèle assez efficace et que la personne souhaite que l’on applique de nouveau ce procédé, il est tout à fait possible de faire une seconde séance en transfert d’EDR.


-Métaphores (par exemple : le cinéma) : il s’agit de faire vivre au patient, dans un premier temps, de façon dissociée, une scène de son comportement récent et négatif c’est-à-dire celui qu’il cherche à éliminer. On va, bien entendu, chercher à limiter les émotions éventuellement bouleversantes que cela pourrait entraîner mais il reste néanmoins nécessaire qu’il visualise un court instant cette scène. Ensuite, on va créer une autre scène, mais celle-ci va être, au contraire, beaucoup plus intéressante à voir, plus positive et tourner vers un idéal de vie fantasmé par le patient. La puissance de cette méthode réside dans le fait que la seconde scène est vécue bien plus intensément. Et même s’il ne s’agit pas d’un évènement concrètement réalisable pour le patient, l’inconscient est stimulé positivement et c’est le principal !


Bien qu’il s’agisse d’une thérapie brève, dans le cas de la dépression, contrairement aux autres pathologies, il est assez fréquent de faire un peu plus de séances que la moyenne. Cependant, le thérapeute veillera à éviter la « perte de chances » c’est-à-dire le concept selon lequel le patient aurait « perdu trop de temps » avec cette approche et éventuellement vu son état empirer. Dans ma pratique, je sais que la plupart des personnes ne vient pas consulter initialement pour une dépression. Cependant, si je sens qu’un certain nombre de symptômes sont présents, je soumets le patient au questionnaire MDI (Major Depression Inventory) et en fonction du résultat j’ai une indication si la personne doit être dirigée immédiatement vers un psychiatre (dépressions sévères) ou si on peut la prendre en charge en première intention en analyse combinée avec de l’hypnose, pour des scores relatifs aux dépressions légères ou éventuellement de faibles scores de dépressions modérées. Personnellement, je reste toujours d’astreinte pour les patients dépressifs, ils ont la possibilité de me joindre pour me confier leurs émotions entre les séances à tout moment.



Le cabinet reste ouvert pendant toute la crise sanitaire aux horaires classiques, des attestations dérogatoires sont possibles si besoin.


Veillez à toujours consulter un avis médical avant tout traitement.


Gauthier Fara

Maître-Praticien en hypnose ericksonienne

Praticien en psychanalyse